mercredi 31 décembre 2008

Bonne Année 2009




I will be the angel on your shoulder

DBB : Orelsan - Changement

lundi 29 décembre 2008

Classique : Kanye West - Touch The Sky

Performance au delà de l'exceptionnel : les cordes font frissonner, Kanye brille, Lupe vole.

C'est du Génie : Alkpote feat 25G - Y'a Pas D'heure

Quasiment aussi intéréssant qu'une interview de Brel, musicalement au sommet, le clip de l'année. Sisisi.


25G & ALKPOTE Y'A PAS D'HEURE www.rapadonf.fr
envoyé par RAPADONF

samedi 27 décembre 2008

CDG : Interview de Jacques Brel

Chaque truc qu'il raconte est purement génial, particulièrement les passages sur les rêves et sur l'exhibitionnisme.

CGB : Spider

Petit court métrage qui goute assez bon.

CGB : Poni Hoax - Pretty Tall Girls

(déjà ?) Classique : The Game - Dreams

Prod' par Kanye West, ultra propre.

Aussi bizarre que ça puisse paraître...

...Mon disque préféré des Beatles est "Let It Be", et celui de New Order que j'écoute le plus est "Brotherhood".



vendredi 26 décembre 2008

Classique : Mafia K1 Fry - Balance

Tu deviens tout rouge, t'as chaud, tu t'reconnais
C'est à toi que j'parle balance, tu m'reconnais ?

mercredi 24 décembre 2008

Classique : Talking Heads - Once In A Lifetime



+ cadeau de noël pour ceux qui n'auraient jamais vu ça -toute la puissance des Talking Heads en live.

mardi 23 décembre 2008

Classique : Snoop Dogg - Vato

CGB : N.E.R.D - Sooner or Later

dimanche 21 décembre 2008

Classique : Teenage Fanclub - Feel a Whole Lot Better (reprise des Byrds)

samedi 20 décembre 2008

Classique : Mac Tyer - 93 Tu Peux Pas Test

mercredi 17 décembre 2008

Retrospective 2008


T-PainThr33 Ringz

Il faut voir la vidéo postée sur Youtube dans laquelle deux types se parlent l’un à l’autre dans des toilettes (http://fr.youtube.com/watch?v=Vzdl_XxHz1U). On voit d’abord sortir Kanye West qui se lave les mains, puis T-Pain. Ils s’avouent qu’ils ne s’étaient pas reconnus l’un et l’autre sans l’auto-tune. Cet effet numérique qu’ont rajouté sur la voix successivement Lil Wayne, puis Kanye West, puis Britney puis Booba a été pour le moins controversé cette année. T-Pain, chantre de l’auto-tune a pourtant réussi à sortir au moins 3 grandes chansons avec celui-ci : Can’t Believe It, single en retrait à la production surprenante, aérienne. Therapy, duo avec Kanye West et Chopped’n’Screwed avec Ludacris ressortent aussi du lot en tournant autour du thème de la cruauté des femmes.


TindersticksThe Hungry Saw

Objet musical britannique difficile à identifier, Tindersticks qui sort avec « The Hungry Saw » son septième album, poursuit son aventure blanche et originale à travers les contrées pop, jazz et soul. Enregistré en France dans le Limousin, ce nouveau disque voit trois membres originaux quitter le groupe et deux nouveaux musiciens, Thomas Belhom à la batterie et Dan McKinna à la basse, compléter le trio original : Neil Fraser, guitariste et David Boulter, claviériste, puis bien sûr le crooner Stuart Staples. Un changement de formation pas anodin pour les fans acharnés du groupe depuis ses débuts, il est toujours difficile de se relever après une telle rupture. Pourtant, l’effort est magnifique. Intimiste et cinématique, ces trois instrumentaux et huit chansons imposent leur charme nocturne et paysan. Typiquement composé pour s’endormir dramatiquement l’été dans le sable au coucher du soleil. De fraîches guitares acoustiques et légères parties électriques, des rythmes inspirés, entourent des compositions logiquement matures. Beaucoup de chaleur dans les cuivres et les parties d’orgue hammond : celle du diable qu’on entend sur la chanson qui a donné son nom à l’album et celle du sentiment amoureux torturé personnifié de la ballade minimaliste « All The Love ». Confortable car bien orchestrée, on peut aisément se laisser emporter par ces montées en vague de violons, comme sur « The Turns We Took » qui clôture l’album. Ce disque enregistré en seulement 8 jours est le témoignage de la possibilité d’une autre énergie, d’une autre ivresse dans une époque désespérément stressante.


Beck Modern Guilt

Produit par l’immense Danger Mouse, responsable aussi cette année de l’album de Shortwave Set, Modern Guilt marque la renaissance de Beck. On s’est laissé facilement embrouillé par la distorsion ambiante de la rythmique de « Walls » qui bénéficie entre autre d’un texte sublime.


Coconut recordsNighttimin

Le projet musical du genial acteur Jason Schwartzman brille par sa beauté pop. En plaquant un titre comme « West Coast », il se place comme réel espoir pour le futur du rock indé américain. Finesse dans les arrangements, super voix : c’est imparable.


The FutureheadsThis is not the world

Troisième album pour le quatuor de Sunderland. Un disque sur-puissant produit par Youth, bassiste de Chokebore, qui s’est aussi illustré aussi cette année en réalisant l’album de Macca sous le nom The Fireman. « Walking Backwards » est sans doute la meilleure chanson du groupe.


Vampire WeekendVampire Weekend

Très sympathique découverte que fut Vampire Weekend cette année, malgré une légère sur-estime de la part des medias. De très charmants morceaux, avec de légers motifs de guitare électrique pleine de réverbération, de l’arrangement baroque en veux-tu en voilà, et qui fonctionnent grâce à une section rythmique solide et originale. Ils ont revendiqués une certaine inspiration Afro-Pop…Malgré tout, la ressemblance avec leurs aînés New-Yorkais des Walkmen ressort beaucoup plus. On les a vu en vrai à l’album de la semaine de Canal + : ça prend une autre dimension en live.


Jonathan RichmanBecause Her Beauty Is Raw And Wild

J’ai déjà évoqué mon amour pour ce poète nomade et multilingue cette année sur ce blog, à l’occasion de son concert au Nouveau Casino. Son inspiration ne s’essouffle guère avec le temps et même s’il ne s’agit pas d’un disque essentiel de Jonathan Richman, il s’agit d’un disque de Jonathan Richman. « Le Printemps Des Amoureux Est Venu » donne des frissons.


Shortwave SetReplica Sun Machine

Produit par l’immense Danger Mouse, responsable aussi cette année de l’album de Beck, Replica Sun Machine est un grand et beau disque de rock. Avec des influences classiques, Bowie et le Velvet Underground, qu’on ressent particulièrement bien sur Now ‘Til 69 pour le premier et Replica pour les seconds, la force des compositions prend le dessus. « Distant Daze » fait parti des plus belles ballades l’année.


Brian WilsonThat Lucky Old Sun

Ce bon vieux génie nous a gratifié cette année d’une nouvelle livraison ensoleillée, délicieuse comme un jus d’orange fraîchement pressé. « Southern California » donne envie de se dorer la pilule sur une plage du Pacifique avec quinze filles en bikini autour de soi.


The GameLAX Files

Troisième album du patron de la Californie, passé maître en l'art du featuring. LAX Files contient au moins trois classiques : “Dope Boys”, “Angels” en duo avec Common et produite par Kanye West, ainsi que l’immense single “My Life” avec Lil Wayne au refrain.


The StreetsEverything Is Borrowed

Mike Skinner va avoir 30 ans en novembre 2008. Il en a profité pour offrir à son public le disque de la maturité, aussi irritante cette expression puisse être. Everything Is Borrowed est décrit par son auteur comme un «monologue introspectif» censé évoquer des «paysages de plages, de nouveaux horizons». Il s’est également forcé à ne jamais faire référence au monde moderne dans ses paroles. A-t on pour autant affaire à son Village Green Preservation Society, album conceptuel des Kinks en marge de son époque car bucolique, à l’heure des débuts du heavy rock ? Pas loin. The Streets est censé être un groupe de rap, car Skinner rappe. Mais ses textes de solitaire lucide, drôle et sensible le rendent singulier à eux seul. De plus il serait trop bête de passer à côté de l’impressionnante variété de saveurs dont regorgent ces 11 titres. « I’m not trapped in a box » dit-il sur “The Escapist” et voilà ce qui l’isole de la concurrence. De la soul (« Heaven For The Weather » est un dancefloor shaker façon early Motown) au funk (« Never Give In » a ce riff incisif qui sonne comme du Stones fin 70) par le jazz (« I Love You More Than You Like Me » et son solo de rhodes) et la pop (« On The Edge Of A Cliff” a le côté bluesy traditionnel des morceaux de The Coral), le tout à la sauce Grande Bretagne. Le plat est délicieux car frais. Au dessert ? Une ballade crémeuse mais courageuse, « Strongest Person I Know ». Qui a dit que les Anglais ne savaient pas cuisiner ?


T.I.Paper Trail

Le son de T.I. est pour le moins peplum : la MPC dirty south classique, recouverte d’énormes nappes de synthétiseurs doublées de gros chœurs fédérateurs. Il est difficile d’être partagé à l’écoute de Paper Trail tant les choix de production sont radicaux. Sampler O-Zone était un pari risqué relevé par Just Blaze…avec brio. Malgré toute la brillance de « Live Your Life », c’est impossible de ne pas l’avoir coincée dans la tête au bout d’une écoute. "Swagger Like Us" fait l'exploit de réunir sur un sample de l'ultra-populaire "Paper Plane" de M.I.A : Jay-Z, Kanye West et Lil Wayne. Peplum on vous dit.
Ceci dit, T.I. a su se montrer touchant, au sommet de l’honnêteté de la terrible « No Matter What ». Un titre qui donne de l’espoir…Il en fallait bien un.


Young Jeezy The Recession

Il faut écouter « What They Want, « Vacation », « Circulate » et « Crazy World ».


Scarlett JohanssonAnywhere I Lay My Head

L’égérie des années 2000 n’a pas été rassasiée par la scène du karaoke du film de Sofia Coppola, Lost In Translation. Elle a décidé d’enregistrer un disque de reprises Tom Waits, et là, comme diraient les Robins des Bois, je dis : classe. A la production, un certain David Sitek du groupe TV On The Radio. Une nouvelle fois : classe. Enfin, c’est un certain David Bowie qu’on entend faire les chœurs sur quelques morceaux et je dis encore : classe. Et Scarlett dans tout ça ? Une voix naturelle, froide et distante. Belle comme une rue commerçante d’une métropole en hiver. Belle comme un baiser glacé dans la nuque.
Un disque qu’on peut écouter en boucle sans jamais voir le temps passer.


MGMTOracular Spectacular

MGMT est à 2008 ce que les Strokes furent à 2001. Ce que Franz Ferdinand fut à 2004. C’est la vraie révélation. Ce n’est pas pour rien : il y a des vraies composition et une profondeur qu’on ne trouve chez aucun de leur contemporains. Puis il y a l’image. Les fans d’Oasis voulaient tous se fringuer comme Liam, ceux des Strokes comme Julian. Il n’était donc pas surprenant de voir des bandanas violets sur toutes les têtes au Bataclan puis à l’Olympia un peu plus tard cette année. MGMT est générationnel. Time To Pretend est un putain d’hymne. Comme dit Karl Lagerfeld, ce n’est pas dur de marquer son époque, mais il faut être attentif, il faut étudier tout ce qui se passe, dans toutes les strates de la société. Les paroles de cette chanson cernent les années 2000 parfaitement, et c’est pour ça qu’on ne sait pas comment elle va vieillir. On s’en fiche royalement au final.
Accessoirement, MGMT a remis au goût du peuple une utilisation du synthétiseur correcte dans le rock, tâchée par un nombre incalculable de branleurs revival 80’s. Merci.


Kanye West808s & Heartbreak

J’ai posté un article pour donner mes sentiments chansons par chansons sur ce même blog. Après des dizaines d’écoute de plus, je suis toujours d’accord avec moi-même.


Fleet foxesFleet foxes

Découverts à l’Olympia en première partie des sus-cités MGMT, ce groupe prend totalement à la gorge par ses troublantes et forestières comptines aux chœurs puissants. On traite ici du thème de la fraternité, on évoque l’épisode biblique de l’enfant prodigue. On parle d’ermite, de solitaires, de meurtriers. He Doesn’t Know Why, Your Protector, Tiger Mountain Pesant Song constituent le début de ce qu’on espère devenir un grand répertoire. Rattachables à Wilco par leur côté folk moderne, aux Beach Boys pour tout l’aspect baroque des chœurs et à Van Dyke Parks pour certains textes, Fleet Foxes a néanmoins une singularité mystique. La voix de Robin Pecknold, souvent en tête est douce comme une caresse. Sur « Oliver James » où elle se trouve seule avec la guitare acoustique, c’est particulièrement frappant. On sentait à l’Olympia dans l’air, la majestueuse et divine présence du talent.


Lil WayneCarter III

Weezy est le cas de l’année 2008. Le prince. Le Most Valuable Player. Il est au rap ce que Iverson était au basket en 2001. Champion toute catégorie : rapide, puissant, agressif, il sait aussi se mettre en retrait. Ce petit bonhomme a réussi à déjouer tous les clichés du rap américain pour accoucher enfin d’un album surpassant par sa qualité le reste de la production actuelle. Avec son flow d’Alien et sa classe d’anthologie, il prouve sur Carter III qu’il est vraiment le meilleur rappeur actuel. En remontant les pages de ce blog vous pourrez voir ce que j’ai pensé de ce disque un peu plus en détail. Je n’ai pas cessé de l’écouter depuis que je l’ai découvert cependant, et étrangement je l’aime de plus en plus. L’acidité d’ « A Milli » me prend encore plus aux tripes, « Let The Beat Build » et son jeu sur la construction des morceaux me renverse. Le dernier couplet de « Dr Carter » est probablement son meilleur de tous les temps, et « 3 Peat » est la meilleure entrée en matière qu’on n’ait jamais fait.


NasUntitled

Cependant, Nas est beaucoup plus qu’un rappeur. Nasir Jones de son vrai nom a sorti en 2008 ce qui pourrait être son plus bel album. Autiste provocateur, chroniqueur social et politique hors pair, il est au hip-hop ce que Zola était à la littérature. Hautement mélancolique, cet Untitled qui devait se nommer Nigger mais qui fut réprimé par la censure voit le présent d’un œil pessimiste. « Fried Chicken », déchante les fast food qui tuent les pauvres selon Nas, sur un instrumental soul désespéré. « Sly Fox », beaucoup plus rock, hurle contre la censure appliquée sur Nas et les critiques que le conservateur Billy O’Reilly a pu lui faire. En effet, pourquoi interdire aux jeunes d’écouter Nas quand toute la production cinématographique actuelle ou presque et d’une violence et d’une bêtise abominable. Nas ne prône jamais la violence, c’est un vrai rappeur « conscient » pur et dur et sa plume est acide. “You Can’t Stop Us Now” , “We Make The World Go Round”, “America” et “Black President” sont maintenant des titres essentiels, qui prouvent sa grande maturité. Illmatic et Stillmatic étaient des chefs d’œuvres. Untitled est une vertèbre de la musique populaire des années 2000.


The WalkmenYou & Me

Il faut vous procurer le Keith (c'est un gratuit, du calme) de ce mois-ci pour lire ma chronique au sujet de You & Me.
Je pense que c’est le meilleur disque qui est sorti cette année, une œuvre d’outsider. Il y a du avoir un tas de cœurs brisés en 2007 pour que 2008 soit à ce point dévastée.
Au fait, je n'ai pas mis Viva La Vida de Coldplay, ni Le Meurtre de Vénus des Shades, mais on se comprend hein...

Toyota IQ

R.E.P.



Inspecteur Derrick est décédé.
Repose en paix fils.

A l'ancienne ...

CDG : "Ether" - Nas (live)

Avec tout le respect que j'ai pour Jay-z et sa musique, le vainqueur du beef de 2001 qui l'opposait à Nas a bien été remporté par ce dernier. "Ether" est la chanson la plus perverse, vicieuse et méchante que j'ai jamais entendu.
Apparemment Nasir ne cachait pas sa rage en live...

CDG : Youssoupha - Eternel Recommencement



Ok, j'ai beau brailler sur des dizaines de mesures, j'peux rien t'dire d'original qu'un autre rappeur t'es jamais dit, parce que finalement nos plaintes sont les mêmes, on décrit la même réalité, on dénonce les mêmes problèmes titre après titre, album après album, au point qu'j'ai l'sentiment que tout ça n'est qu'un éternel recommencement.

C'est pas un genre de gimmick où je m'esclaffe
Là je m'exclame sans timminick alors cesse tes mimiques je suis pas ton esclave
Moi j'exclame sur beat crasseux comme l'Erika, trop lyrical pour 1 minute de silence quand dieu bless America
Dédicace à mes vers trempés dans la poisse, j'ai la trempe des poids lourds, le poid des mots qui ont la gouache
Le cœur à gauche comme mon bras, celui qui braque la feuille blanche
J'évite les cobras, les Tony Brasco qui m'branche
Rien qu'je bronche sur le fiasco, on fait confiance qu'au trafic qui nous finance et pas aux filles qu'on fiance
Comédie humaine, regenedie dans mes échos mènent toujours la même déco où dieu et l'diable finissent ex aequo
J'm'éxécute même quand l'cable est exigu
Ma zic en exile zigzag entre les basses et les aigus
J'mélange mes fantasmes et mes peines comme dans c'rêve où ma semence de nègre fout en cloque (...) Marine Le Pen
J'deale ma rime en peine et pas d'farine pour les narines en peine.
On m'fait la guerre alors qu'j'arrive en paix.
J'veux pas qu'on m'empêche d'interpréter ou prêter ma voix à tout ceux qui sont prêts à tout péter, tout prêt du bonheur j'ai tant d'mal à l'saisir, dans ma frénésie l'rap mon anesthésie en dose de 16 mesures.
Si j'cause de ciel azur ou d'un monde peace c'est une injure aux tibétains, aux palestiniens et à leurs supplices
Les yeux s'plissent mais y'a pas d'paroles complaisantes, tu crois qu'on plaisante dans les récits qu'on présente ?
J'représente l'intense brailleur, moi j'men bat d'la France d'en bas j'représente la France d'ailleurs
Ici on die sans suicide à la Dalida car d'après eux dans les quartiers y'a qu'des caïds et des Al-Quaeda
Ma ra-caille d'abord puis les tripes Hip-Hop à tribord et j'combat Babylone à bâbord
Aux abords c'est l'bordel, quand la horde sème le désordre et met la police hors d'elle
C'est un rap mortel Hip-Hop – Blues, c'est ma cassette qu'on rembobine car elle met de l'hémoglobine sur la blouse
Entre le bitume et la brousse faut que j'prouve comme à la russe-roulette j'ai que mes boules et pas d'bullet proof
Youssoupha ça sonne trop cainfri pour mes faf et la négritude en France voilà un sujet qui fache
Etre black c'est un don et pas un délit, ni un délire pour être côté dans l'RNB ma p'tite Ophélie
J'veux pas que les fêlés m'félicitent, ce qui m'plait c'est faire des couplets que la plèbe plebiscite
Avec l'illicite on flirte, aubaine pour ceux qui baignent dans la musique qui heurte à la Curt Cobain
Meurtre au Bang-Bang déguisé en bavure, car en garde à vue on canne les peaux d'ébène-bene, t'as vu
Ta vie c'est pas l'bitume et les rates, vu les tunes que tu rates en croyant faire fortune en faisant du rap
Rester durable c'est primordial, mais j'voudrais être prime jusqu'à la mort car j'ai la dalle à un niveau mondial
Oh mon dieu mon sang serait jeté, car si l'amour est aveugle la haine elle m'a toujours zyeutée
Jeune rejeté, l'Etat met nos vies entre parenthèse, quand ça part en couille on dit que c'est parce que nos parents s'taisent
C'est par hantise, par peur du lendemain que mes gens tisent
Rien d'gentil y'a qu'du méchant dans ce que mes gens disent
Le monde n'est qu'une marchandise pour l'occident qui fait son biz sur la gourmandise et les vices de nos présidents
Eux nous trahissent et deviennent des pompes à fric, j'ai plus d'amour pour l'shetan que pour certains chefs d'Etat d'Afrique
J'fais pas d'détails c'est pourquoi que mon rap est stricte
On vit comme du bétail c'est pourquoi mon rap est street
Dans mon script j'ai plus l'temps pour les sentiments, j'suis tellement dos au mur que ma colonne vertébrale est en ciment
Intensément j'parle vrai pour faire simple, pas comme ces fous qui faignent la foi en dieu pour faire leurs guerres saintes
Sur les grandes enceintes j'décris un monde infame car si j'ai peur des flammes j'mettrais pas ma femme enceinte
Laisser une emprunte, faire de mon mieux pour qu'il n'y ai pas d'drame
Car aucun d'nous n'a l'oral d'Abraham
Rien qu'on blâme quand j'bla-blâtte ton blâme, quand je clame mon blâme et mon âme on veut la brader
Tu sais qu'les bavards bavent sur mon blaze, blaguent sur mon blaze et à la base j'en suis blazé
Je sais qu'ça va jaser que ça va jacater et gazer sans tacter et assez décontracter
Rares sont les contrats, nombreuses sont les contraintes mais nous on a pariés sur notre musique à dix milles contre un
Viens dans nos contrées avant de dénigrer comme Sarkozy ce fils de Polonais qui n'aime pas les immigrés
Pour l'avenir j'suis pas confiant depuis le 21 avril je sais que les Français sont des racistes conscients
Quand tombe le résultat hardcore tout le monde hurle, mais l'accident électoral est bien sortit des urnes, non ?
Parfois j'rap avec mes burnes, parfois j'rap avec ma tête mais quand j'rap avec mon cœur ça s'ressent sur mes maquettes
J'suis pas une vedette à maquer le maquis m'a marqué, j'prend l'mic pour t'estomaquer
Tu m'test au mic et si tu gagnes c'est la preuve que t'auras appliqué notre art avec la hargne
Le savoir est une arme, maintenant je sais, et si je verse une larme c'est parce que maintenant je saigne
C'qu'on nous enseigne me sidère, car on oublie de nous dire que Napoléon était raciste et sanguinaire
Depuis des millénaires ont dit qu'le progrès nous libère du divin jusqu'à s'croire maître de l'univers
Mais c'est fou comme les principes d'un homme s'évanouissent et que sa foi s'évade face au pouvoir que la femme à entre ses cuisses
Quand j'use mon QI pour penser au cul, j'accumule mes lacunes et perd mon temps à en compenser aucune
MC de mauvais augure, j'aimerais écrire sur les belles blondes, mais putain j'viens du tiers-monde
Je fais des chansons entières sur notre histoire soit le monde vu par les yeux d'un bledard devenu banlieusard
Pas d'la poesie pour les beaux-arts, devant leurs beaux yeux un morceau d'OXMO ne vaut pas Mozart
Le rap est en osmose avec son époque, le message qu'il porte dérange (...) qui lui ferment la porte
Sur une portée d'piano j'viens m'étendre pour ceux qui pensent que le monde est gore seulement depuis le 11 septembre
Sinistre a bien compris c'est quoi l'rap, faire d'la musique pour un éveil communautaire pour moi c'est ça l'rap
On chante notre sale rage depuis le commencement mais comme les problèmes sont les mêmes c'est un éternel recommencement...

Ok, j'ai beau brailler sur des dizaines de mesures, j'peux rien t'dire d'original qu'un autre rappeur t'es jamais dit, parce que finalement nos plaintes sont les mêmes, on décrit la même réalité, on dénonce les même problèmes titre après tire album après album, au point qu'j'ai l'sentiment que tout ça n'est qu'un éternel recommencement.

dimanche 14 décembre 2008

Classique : Labi Siffre - It Must Be Love



Fantastique redéfinition de la soul.

Classique : The Pharcyde - Drop

Pour les petits qui n'auraient jamais vu le meilleur clip de hiphop de tous les temps. Spike Jonze derrière la caméra.

CGB : Kanye West - Heartless Live SNL

samedi 13 décembre 2008

PTE (Pète Tes Enceintes) : Ludacris feat. Lil Wayne - Last Of A Dying Breed


Un des meilleurs titres de Luda, et quasiment le meilleur couplet de Weezy cette année, sur une production meurtrière.

Ils font cet euro.


Découvrez Ludacris!

lundi 8 décembre 2008

Dj Set Alinos & Pony / Mardi 16 Decembre / Le Régine

Dj set / Mardi 16 Décembre / Chacha

dimanche 7 décembre 2008

CDBB : Pub Ferrari 60 ans

Soulja Boy - Crank That

CGB : The Tough Alliance - Silly Crimes

Un des plus beaux clips que j'ai jamais vu.

samedi 6 décembre 2008

ARDCUT (Au risque de créer un tollé) #6


Je trouve Barry Manilow largement meilleur qu'Elton John.


Découvrez Barry Manilow!

vendredi 5 décembre 2008

ARDCUT (Au risque de créer un tollé) #5

Je trouve que T-Pain est le producteur le plus inventif de l'année.



PTE : Young Jeezy - Crazy World

Blockbuster. Thank BJ.

jeudi 4 décembre 2008

CDG : Two and a half Men (Mon Oncle Charlie)


Marquant le retour sur vos écrans du grand Charlie Sheen (Hot Shots! , Spin City), Two and a Half Men met en scène Charlie, compositeur de jingles accompli, riche comme Crésus, branleur pas possible, dans sa villa avec terrasse au bord de l'océan Pacifique. Son frère, Alan se fait larguer par sa femme Judith après 12 ans de mariage. Il se fait virer de sa propre maison et vient se réfugier chez Charlie avec son génial fils Jake qui a 10 ans au début de la saison 1 et qu'on verra grandir au fur et à mesure.



A ce stade c'est déjà imparable : un frère aîné qui a réussi à partir de presque rien, sa victime de cadet chiropracteur mais crispé, et le fils de l'un, neveu de l'autre, flemmard innocent qui passe son temps à manger et qui va apprendre avec son oncle les vrais plaisirs de la vie (grosse poitrine, black-jack, paris en tout genre et paresse organisé au programme).


Jake est un génie :





Pour venir renforcer ce pitch parfait, des seconds rôles excellents : la cruelle mère de Charlie et Alan; Rose, coup d'un soir psychopathe qui ne vit désormais que par et pour Charlie; Berta, la femme de ménage forte qui a fait de la taule.


J'en suis à la saison 2 et je pète mon écran à chaque (très court, 20 minutes) épisode. Il ne se passe pratiquement rien et ça tourne complètement en rond mais c'est le charme du délire.

De la punchline à tout va, du gag, du jeu de mot, des inventions incroyables.


Exemple : le golf à chaussette


CDG (c'est du génie) : Twitter


Du blog minimaliste (140 mots maximum), de la star cainri en veux-tu en-voila (Kanye West, Shaquille O'Neal, Barack O'Bama), une interface simplissime et agréable.

J'en étais, j'en suis et j'en serai
www.twitter.com/benjaminkerber

Meilleur rap Français.