jeudi 29 janvier 2009

pour ceux-là qui savent

Lovely Head - Goldfrapp . Chanson planante de leur merveilleux album Felt Mountain.


Découvrez Goldfrapp!

Sans Titre

J’ai intitulé cet article Sans Titre pour trois raisons. D’abord, parce que pendant toute la durée du concert, mon esprit est torturé par l’idée même de chercher un titre. Je crois que c’est beaucoup plus facile d’abandonner que de faire des efforts. Ensuite, car au fur et à mesure que ça avançait, comme hypnotisé par la futilité, j’ai dû penser à peu près vingt cinq fois : « Ca y est, je l’ai ». « Je sens comme une distance », ça sonne. « Voyage sans retour …non, non, My fire works for you…This is just a perfect night…mouais, non, allez, Saurai-je plaire à quelqu’un qui n’a pas la télé ?!... ». J’ai même rêvé une rencontre. J’ai même fondu comme un garçon glaçon. Enfin, car c’est lors de Sans Titre, morceau de l’album Portrait Robot que j’ai le plus frissonné. Yattanoël, le fameux Yattanoël (artiste qui a dessiné la pochette du Meurtre de Vénus) vêtu d’un costume rouge éclatant. Hervé Bouétard qui martèle le Nord Lead. Bertrand à la basse. Une sanglante poésie, implacablement neutre. Mais venimeuse. J’en cauchemarderai sûrement mais je m’en fiche. Comme du fait qu’il semble que je n’ai pas atteint l’âge légal pour pouvoir apprécier cette musique à sa juste valeur. Tant pis, je tente l’infraction, et mon cerveau fait des excès de vitesse insensés et dangereux.

J’ai timidement tenté une requête mais pour entendre Gris Métal, j’ai du glisser The Ssssound of Music dans mon lecteur cd en rentrant chez moi. Il y a dans le texte de cette chanson une clé qui m’aidait à comprendre mon propre comportement, parfois. Ces quelques mots : « Comme un violon désaccordé ». N’allez pas croire que quelconque violon ce soir là fut désaccordé, car ils l’étaient parfaitement. Mais comme un violon désaccordé, c’est magnifique. Parce qu’un violon ça évoque immédiatement la volupté, la grâce. Un ballet doux et sobre. Une tapisserie luxueuse. Soudain, « c’est la mort mon amour ». Un bonbon acidulé. Soudain quelque chose vient déranger votre oreille. Soudain, une irritation apparaît, une angoisse. C’est la stupeur nocturne de la découverte qu’on tient comme des aimants sur une planète désaxée qui tourne en rond au milieu de nulle part. C’est là que « Noël Sur Ordonnance » fait bien son boulot, et finit d’expliquer notre état actuel : « Avoir moins peur ». J’aime bien adorer des choses. Et j’adore la manière dont ces chansons ne me sautent pas aux yeux, j’adore découvrir que je les aime.

Winter isn’t fair. Aucune saison n’est juste. Rien n’est juste. Dans mille ans, quoi ? Wikipedia aura remplacé le dictionnaire ? Perso je serai sûrement en train de boire du lait et de manger du pop corn. A la télé, tous les jours, je vois des gens pas intéressants. Des fois, je vois des imbéciles heureux. A certains moments, je ne me rends même pas compte qu’elle est éteinte, et que c’est moi dans le reflet. J’aimerais bien être stupide. De voir tous les gens dans cette salle de concert, seuls dans ces chansons, ça peut m’émouvoir aux larmes. Pas de visite conjugale pour les prisonniers. Pas d’amour ici, et pas d’amour dehors non plus. On lutte. Chaque instant est comme une aire d’autoroute, excessivement ennuyeux mais sournoisement indispensable. J’aime beaucoup les choses, surtout quand elles sont jolies et qu’elles me repoussent. Je ne suis pas quelqu’un de bien.

Je suis fan de Bertrand Burgalat.

mardi 27 janvier 2009

Control Club


Ils ont mis Rougir en écoute sur leur myspace
Je suis super fier car j'ai écrit le texte de cette chanson.

L'album va être une grosse claque !

Classique : Kriss Kross - Jump

Spéciale dédicace à Za-el sans qui je n'aurais pas redécouvert cette tuerie pour dancefloor.

dimanche 25 janvier 2009

CGB : Young Jezzy feat Slim Thug - We Here (remix)

Discothèque Idéale des Shades #3 : Voodoo de D'Angelo


Je découvre l'album Voodoo de D'Angelo à sa sortie précisément. En vérité, c'est un certain Etienne Kerber qui se le procure. Nous n'écoutons que du hip-hop au début des années 2000. Ce gars est assez âgé pour aller au concert d'Eminem à Bercy ; tout ce qui me reste, c'est écouter Skyrock avec mon walkman en allant à l'école et sur la plage l'été. Bref pomper les goûts de mon frère tout en restant un autiste solitaire.

Avec quelques années de recul et des kilogrammes de disques ingérés, dont une bonne partie appartenant au genre musical qu'on appelle la "soul music" dans les endroits où on parle anglais, j'ai ressorti l'objet et comme on dit chez les brutes : je le ponce.

J'ai imaginé dans mes songes multicolores, désordonnés, suintant le pourpre et la dérision, une comparaison avec What's Going On de Marvin Gaye. En effet, D'Angelo possède un organe vocal hors du commun. Une voix sensuelle et imprécise, frémissante comme l'eau qui commence à bouillir. En studio, il a un son démentiel : sa voix est pratiquement toujours doublée ce qui donne une impression diabolique. Sur le titre Spanish Joint, une sorte de chorus vient bluffer les tympans les plus habitués au vulgaire mais hypnotisant auto tune.

Comme Marvin, D'Angelo est concerné. Pour la petite histoire (tirée de wikipedia) : il a parfois refusé de monter sur scène parce qu'il sentait que le public était plus là pour admirer ses fesses que ressentir son art. Et je cite ?uestlove, batteur des Roots, apparemment collègue et ami proche du monsieur, pour parler de l'ambiance de certains spectacles : "We don't want your art, show us your ass". Un vrai soulman en sorte, avec ses principes et son éthique. Il chante les problèmes de couples, la pauvreté et les obstacles insurmontables de la vie dans le ghetto. Un amour réel pour ses racines qu'il montre avec la sublime conclusion de l'album, Africa, et ses doux arrangements de carillon. Comme tant d'autres me dira-t-on, sauf qu'on a affaire ici à un vrai parolier. Il se permet d'ailleurs de critiquer avec sévérité la violence des sujets récurrents dans le rap :

"Fuck the slice we want the pie
Why ask why till we try
Watch us all stand in line
For a slice of the devil's pie
Drugs and thugs women wine
Three or four at a time
Watch them all stand in line
For a slice of the devil's pie"


Devil's Pie.


Par dessus tout, le plus exquis dans cette musique, c'est la transpiration qu'elle procure. Entre le jazz, le hip-hop et la soul se trouve un dénominateur commun brûlant qu'on appelle groove. C'est précisément là que se situe D'Angelo. Là où une ligne de basse qui insiste sur la même note finit par vous faire regretter d'être en vie. C'est le cas quand on écoute Feel Like Makin' Love. Les ambiances tissées ici par les bruits en tout genre sont d'une profondeur et d'une classe digne du meilleur de Spike Lee. L'intro enfumée et le riff de guitare de Playa Playa, la joie et l'excitation procurée par la Chicken Grease, l'envie de meurtre qui se cache derrière One Mo' Gin, la médiocrité adorée de Greatdayndamornin' qui avoue :

"Good days,
Bad days,
Halfway days,
But I'm still looking for a greatdayndamornin'."


Le sommet : Untitled (How Does It Feel) qui rappelle le désordre organisé de Prince et sa maîtrise immense des éléments. Réalisée avec le génial Raphael Saadiq qui apparaîtra sur ce blog tôt où tard, elle démontre que quarante ans après l'âge d'or d'un style musical, il est toujours possible de créer à partir de rien. De rendre le silence puissant. Car c'est tout ce dont il s'agit : faire du néant une source de bien être.

"I wanna take the walls down with U"


P.S. : ça n'est pas sur Voodoo, mais sur Brown Sugar, son premier album...mais bordel, quelle classe !

CGB : The Walkmen - On The Water (In A Van session)

Une session acoustique à l'image du groupe: bancale et magique.


The Walkmen - On the Water from La Blogotheque on Vimeo.

jeudi 22 janvier 2009

Produced by Inspecteur Harry.

Classique : Alliance Ethnik - Respect

J'viens de la ou le soleil danse avec les peuples

mercredi 21 janvier 2009

Mashup + Jay-z



J'avais déjà parlé du mashup le plus connu, celui du Black Album de Jay-z avec le White Album des Beatles. C'est même encore lisible vers la. Il se trouve qu'on peut en trouver d'autres. Petit listing :

  • Jaydiohead, mashup entre Radiohead et Jay-z, réalisé par Max Tannone, un gars de NY, 22 ans au compteur. Dix titres, du très bon boulot. A récupérer gratuitement sur le site officiel.
  • Jiggabourg, mashup entre Gainsbourg et Jay-z, réalisé par Radam & Dandy Canzo, des producteurs ricains. Douze sons, une petite tuerie, a mon humble avis. A télécharger ici.
  • Viva La Hova, mashup entre Coldplay et Jay-z, réalisé par Mick Boogie et Terry Urban (aidés par d'autres producteurs), deux types du business de mixtapes. La particularité de celle-ci est que les artistes avaient déjà bossés ensembles (Beach Chair sur le Kingdom Come de Jay-Z) et qu'ils ont autorisé le projet qui n'est donc pas un mashup illégal comme le Grey Album. Ça goute bon et c'est par ici pour le mettre sur le Macintosh HD (ou C: pour les pauvres).
  • Jay-Zeezer, mashup entre les Weezer et Jay-Z, réalisé par Mike de Philadelphie qui semble être un DJ. C'est donc la connexion du Blue Album des Weezer et du Black Album de Jay-z. Étant donné que je n'aime pas particulièrement les W, et encore moins l'accélération du tempo des couplets de Jay-Z qui sonnent tout sauf naturellement, je vais m'abstenir de critiquer. Et pourtant c'est déjà fait. Pour les fans c'est quand même par ici. Et pour télécharger il faut récupérer une à une les 17 pistes en cliquant sur les petits .
Pour finir, deux choses. Tout d'abord, oui, il doit exister d'autres mashup avec Jay-Z, je crois qu'il y en a un avec des prods de Timbaland, par exemple. C'est bien. Et si vous voulez faire pareil, bonne chance.

Juste un petit lien car je suis d'humeur à lancer des travaux pharaoniques.

Burn Babylon.



Deuxième documentaire pour ce soir, cette fois-ci on dégage en Jamaïque. Grosso-merdo, le ghetto, la weed, le son et les filles. On retrouve toute la dreamteam reggae-dancehall locale, Bunny Wailer, Elephant Man, Bounty Killer, Capleton et bien d'autres. Mais surtout on découvre la Jamaïque à travers une narration reportage assumée et réussie, entrecoupée par des passages musicaux qui feraient danser un Russe nain peintre . Pour gouter il suffit de cliquer ici, logique c'est internet.

Une victoire de la musique en main ... un join dans l'autre. Mission accomplie.



Petit documentaire-reportage, produit par Luc Besson, retraçant le parcours de Cut Killer, le Dj qui tue des cut. Flashback aux débuts du rap sur notre territoire, avec tous les aspects de la culture hiphop (graph, dj, danse, MC ...), les premières soirées, l'influence américaine, les évolutions du bordel jusqu'à quasiment maintenant et tous les paquets de chips barbecue qui vont avec. Pour le voir, tu peux cliquer ici. Ou la. Même ici a la limite. C'est du bon boulot et c'est illégalement gratuit, mais bon, la police nique sa mère donc ça va.

Teaser : Kery James - Le Retour du Rap Français

CDG : Busta Rhymes - Arab Money

Bon, c'est le tube de début 2009, du genre qui rend fou les states, celui sur lequel tous les poids lourds Américains font un remix, celui avec une nouvelle danse pour les clubs, façon Soulja Boy.
Pour gouter bon, le clip et un des nombreux remix, celui-ci avec Ron Browz, Diddy, Swizz Beatz, T-Pain, Akon et Lil Wayne.

Classique : Passi - 79 a 99

Classique : The Prodigy - Breathe

mardi 20 janvier 2009

Classique : D'Angelo - Chicken Grease

Je suis fan de D'Angelo, surtout de l'album Voodoo qui est pour moi essentiel.

Peplum : Aretha Franklin - My Country Tis Of Thee

lundi 19 janvier 2009

MDR (Marchand De Rêve) : John Barry

Deux des meilleurs morceaux de l'immense compositeur de musiques de films qu'est John Barry.

The Love Theme - Dances With Wolves


Découvrez John Barry!


Goldfinger interprété par Shirley Bassey


Découvrez Shirley Bassey!

lundi 12 janvier 2009

CGB : Little Joy - No One's Better Sake

dimanche 11 janvier 2009

Discothèque Idéale des Shades #2 : Nashville Skyline de Bob Dylan


En 1969, Bob Dylan se remet lentement mais sûrement d'un presque-fatal accident de moto. Quatre avant, il enregistrait et publiait ses deux disques les plus importants, Highway 61 Revisited ainsi que Blonde on Blonde. Quatre ans après il allait écrire et enregistrer le chef d'œuvre romantique de la deuxième moitié du 20ème siècle : Blood on the Tracks. Entre temps, il aura effectué son énième changement de style. Fini le temps des décharges d'électricité, de la chronique sociale, d'une mondanité involontaire. Tout ce qu'il désire à présent, c'est nourrir et protéger sa famille du monde extérieur.

Malgré un vif succès commercial, ces 30 minutes de musique ne seront pas à l'abri des pires critiques. Dylan a changé de voix et d'intonation. Il ne fait plus de la musique folk, il fait de la country. Ses thèmes sont de plus en plus niais. Comme d'habitude. L'insoutenable cohue d'abrutis qui compose le corps journalistique de l'époque se met un doigt profond dans l'œil. Nashville Skyline à cela d'addictif qu'il est d'une simplicité magnifique. Léger comme une ballade dans la forêt à 10 heures du matin. Comme le baiser sur la joue d'un enfant heureux. Comme la larme de la fille qui pleure parce qu'elle s'est fait jeter. Comme le sourire de Bobby sur la pochette.

On retrouve ici le personnage joué par le défunt Heath Ledger dans I'm Not There, lorsqu'il déjeune avec sa femme jouée par Charlotte Gainsbourg. Misogyne par pur provocation, ce jeune adulte à l'aura démentielle est sans cesse traqué par les photographes et n'arrive pas à rester tranquille. Il est dépassé par la starification ingérable. Il en arrive à dire absolument n'importe quoi, mais c'est sa fragilité qui ressort.

Les chansons sont atterrantes de beauté car elles traduisent à la perfection cet aspect de la personnalité de Bob. "I Threw It All Away" et sa lettre d'apologie à cette personne qui vous aimait tant, et que vous avez quitté. C'est le méchant de la relation qui est rendu attachant et c'est la vicieuse subtilité qui caractérise ce disque. "Tell Me That It Isn't True" raconte l'histoire d'un homme paranoïaque, qui pense que la femme qui l'aime va le tromper et partir pour un autre. "Tonight I'll Be Staying Here With You" décrit le moment où un amoureux plaque tout pour une seule soirée avec sa bien aimée. "Lay Lady Lay", tube pop formidable, file une métaphore musicale : "Lay accross my big brass bed" / "Allonge toi sur mon grand lit de cuivres".

Puis il y a cet introduction. "Girl From The North Country" déjà présente sur The Freewheelin', en duo avec un Johnny Cash à la voix sombre et douce comme le cuir. Frêle et apeuré, Dylan parle de cette fille qu'il n'a vu qu'une fois et qu'il ne reverra pas. Johnny Cash l'épaule et émet de longues et tristes complaintes. Les deux loups finissent en harmonie et on imagine parfaitement la scène puisqu'elle existe en vidéo.



Noyés dans l'incertitude de leur guitares acoustiques, les deux géants finissent par faire la même taille. La médiocrité de leur position ne finit pas de nous abasourdir. A la fin d'une nuit passée à ne pas dormir, cherchant en vain les bouts de son cœur brisé en mille morceaux, on finit par trouver dans Nashville Skyline en guise de lot de consolation, un semblant de dignité et d'estime pour soi.

samedi 10 janvier 2009

Miri Ben-Ari, The Hip Hop Violinist

Cette petite Israelienne de 30 ans est LA violoniste hiphop la plus connue/réputée du marché. Multirécompensée, ma future épouse - nan j'rigole - a bossée avec des clodos comme Wyclef Jean, Jay-Z, Kanye West, Akon ou T-Pain. Si vous voulez en savoir plus, il y a Wikipedia ou son site officiel.



vendredi 9 janvier 2009

Ca semble trop doux.

jeudi 8 janvier 2009

Passé à Côté : Wale - The Mixtape About Nothing


Wale est un rappeur plein de contradictions, mais c'est quelqu'un d'intelligent. Quand il défend la cause des Noirs aux Etats-Unis, il le fait par le biais de la série américaine Seinfeld, connue pour ses sarcasmes envers la société et ses clichés. Sa mixtape "about nothing", tout comme le show (cf. la saison 4) qui ponctue chaque morceau, est très loin de la vacuité.
En attendant les fanatiques du sitcom le plus décalé et le plus drôle de l'histoire jubilent : entre les introductions extraordinaires de The Perfect Plan et The Vacation From Ourselves, l'instrumental qui sample le générique de la série, Kramer à son meilleur sur The Manipulation et à son pire sur The Kramer où l'on peut réécouter son pétage de plomb borderline durant l'un de ses spectacles.

De son côté Wale semble vouloir une reconnaissance égale à ses camarades Kanye West, Nas, Jay-Z, Lupe Fiasco et Lil Wayne tout en leur portant une attention et un respect immense. Il intitule un morceau The Cliche Lil Wayne Feature, qui, surprise, voir LE most valuable rapper poser un couplet sur un remix de son propre tube, Nike Boots. Il reprend aussi l'instru de Roc Boys de Jay-Z pour un freestyle d'anthologie.

Il se pose comme un meilleur technicien avec plus de choses à dire. Il n'a pas complètement tort. Cette tape nous donne à entendre un flow à la fluidité de Lupe, la fraîcheur de Weezy et les bons mots de Yeezy. Sur The Kramer il est agacé par le mot "nigger". Il se remet en question en tant qu'homme sur The Grown Up :
"I gotta be honest, I gotta be a man before I become a father".
Sur The Artistic Integrity, il clame que tous les rappeurs sonnent pareil, qu'aucun ne fait l'effort d'être original. Il déplore les politiques des maisons de disque qui ne signent des artistes que pour faire de l'argent. Bref, très loin du carcan habituel "piscine, champagne, putes".

Tout comme la série qu'il utilise comme thème, Wale a beaucoup d'humour. Sur la sus-cité The Manipulation, il explique qu'il n'aime pas l'emploi du terme "bitch" à outrance quant au genre féminin, avant de conclure de façon ironique "So, bitch, pick the right motherfucker !"

Derrière c'est une soul futuriste qui martèle les enceintes et quand Wale s'envole, attention aux frissons.

Téléchargez ça gratuitement sans faire d'histoire.

http://www.10deep.com/WALEMIXTAPE/

mercredi 7 janvier 2009

CGB: Eminem revient avec douceur et volupté (Feat.Dre/50Cent)

mardi 6 janvier 2009

Passé à Côté : Beach House - Devotion


J'ai été totalement imperméable à l'excitation mêlée de Magic, Pitchfork ou autre Victor Tamburini durant l'année 2008 : impossible de m'emballer pour Beach House. J'ai pourtant écouté "Gila" à plusieurs reprises, pas étonnant donc qu'en ce début 2009 j'ai le sentiment d'avoir mes repères dans les labyrinthes pop entre le bleu ciel et le rose saumon de cette maison près de la plage, où l'ambiance est à la fête païenne.

Des montagnes d'orgue rectangulaire; la boîte à rythme de type farfisa pourtant si lassante quand on s'en sert tout seul chez soi; des arpèges de guitare qui utilisent à outrance la note cruciale qu'on appelle 7ème; une voix ronde et torturée, angoissée mais réconfortante. Des paroles d'une imagination provocante, comme cette ballade enivrante sur les docks de la "Turtle Island" ; "You Came To Me", "Holy Dances" ou "Some Things Last a Long Time"...toutes sortes de poèmes qui, selon les mots du cher Léo Ferré, "codifient l'incodifiable".

Bienvenue dans cette fin de décennie.

dimanche 4 janvier 2009

CGB : Bishop Lamont - Grow Up

Dit le seul rappeur qui intimide Dr Dre, signé et produit par ce dernier sur la célèbre maison Aftermath, Bishop Lamont va sortir un album en 2009 qui risque de créer des secousses. "Grow Up" est un pur single west coast, avec un esprit conscient à la 2Pac.

samedi 3 janvier 2009

CGB : Lil Wayne - Gossip

Sur un sample sur-puissant du "Stop! In The Name Of Love" des Supremes, Little Wayne dégomme encore une fois la concurrence.

Classique : The Strokes - Someday

Toutes sortes de G-Shock jaune canard et de tube adolescent parfait.
En espérant qu'ils nous gratifient d'un bon vieux chef d'œuvre en cette année 2009.

jeudi 1 janvier 2009

CGB : The Secret Machines - Atomic Heels